Investissements de la Chine au Sri Lanka
Le Sri Lanka continue de lutter pour sortir de sa pire crise économique et politique depuis des décennies. Le ministre des Affaires étrangères, Ali Sabry, a déclaré que l’investissement de la Chine reste important. Selon lui, la plus grande leçon à retenir est la discipline budgétaire et une politique monétaire cohérente, pragmatique et conforme aux meilleures pratiques internationales. Il a souligné que maintenir un État providence sans avoir de revenus stables est impossible. Le Sri Lanka travaille actuellement à la restructuration de sa dette, qui s’élève à environ 83 milliards de dollars, tant nationale qu’externe.
La crise a été causée en partie par les difficultés du pays à gérer sa dette extérieure, qui a augmenté en raison des prêts de la Chine pour financer des projets d’infrastructure ambitieux. Interrogé sur la relation entre la Chine et le Sri Lanka en cette période de crise, M. Sabry a déclaré que l’investissement chinois est très important car des pays comme le Sri Lanka ont besoin d’investissements. Il a rappelé que la Chine avait aidé le Sri Lanka après la fin de la guerre civile en 2009, lorsque le pays avait besoin d’investissements massifs.
M. Sabry a ajouté que la prochaine phase du développement du Sri Lanka est axée sur la croissance, ce qui nécessite davantage d’investissements. Au cours de la dernière décennie, la Chine a investi environ 3 milliards de dollars au Sri Lanka, représentant près d’un quart de ses investissements directs étrangers.
En ce qui concerne les préoccupations concernant l’utilisation de l’initiative Belt and Road (BRI) comme outil de création de pièges à dette pour les pays bénéficiaires, M. Sabry a rejeté cette notion. Il a déclaré que si la Chine investit dans un pays, elle souhaite évidemment obtenir des rendements et donc voir ce pays réussir. Il a souligné que le Sri Lanka a commis des erreurs dans l’identification des domaines prioritaires pour ses investissements.




