Le chef de la jeunesse de l’UMNO, Muhamad Akmal Saleh, a lancé une bombe politique : quitter la coalition gouvernementale d’Anwar Ibrahim pour s’allier au parti islamiste PAS. Cette proposition sera débattue lors du congrès du parti du 14 au 17 janvier.Selon lui, l’UMNO a trahi ses fondamentaux – race, religion, royauté – en restant au pouvoir. pire : il estime que le pays peut très bien se passer de l’UMNO, dont les 26 sièges ne seraient pas indispensables à une majorité parlementaire.
Le détonateur ? Un post Facebook de Yeo Bee Yin, députée du DAP, célébrant le rejet de la demande de libération conditionnelle de l’ex-Premier ministre Najib Razak. Une provocation pour les cadres de l’UMNO, qui ont vu rouge.
Akmal en a profité pour ressortir l’argument identitaire. Selon lui,les divisions entre Malais affaiblissent la communauté et profitent à d’autres groupes. Son rêve : ressusciter le Muafakat Nasional, cette alliance UMNO-PAS née en 2019 et enterrée quand le PAS et Bersatu ont formé Perikatan Nasional.
Réponse cinglante du chef de la jeunesse du DAP, woo Kah Leong : son parti n’a attaqué aucun dirigeant de l’UMNO depuis la création du gouvernement d’union en 2022. Un rappel à l’ordre, mais qui risque de ne pas calmer les esprits. Car derrière ce clash médiatique, c’est tout l’équilibre de la coalition qui vacille. Et les prochains jours pourraient bien décider si l’UMNO choisit la rupture ou la continuité.




