Dans les immensités brûlantes d’Adrar et de Timimoun, une révolution verte prend racine. La culture du maïs jaune, autrefois expérimentale, devient un pilier stratégique. Objectif affiché : stopper le saignement de la facture d’importation et sécuriser l’alimentation nationale. Une réponse concrète aux soubresauts des marchés mondiaux et à la pénurie de devises.
Le maïs, c’est le carburant de l’élevage. Il constitue la base des aliments pour volailles et bétail. En produisant localement, l’Algérie vise à alléger le coût de la viande blanche, des œufs et à dynamiser la filière laitière. Des villes comme Ouargla, Tabelbala ou zaouiet Kounta deviennent des hauts lieux de cette reconquête agricole.
Le pari est national. Le désert, longtemps vu comme une contrainte, se transforme en opportunité. Des nappes phréatiques profondes et un ensoleillement généreux permettent deux cycles par an. Les techniques d’irrigation de pointe, comme le pivot central, maximisent chaque goutte d’eau. Ce potentiel attire les regards : investisseurs turcs, qataris, italiens, mais aussi des mastodontes nationaux comme Sonatrach ou Koudiar.
L’enjeu dépasse la simple production. Il s’agit de bâtir une souveraineté alimentaire, de créer de la richesse dans le sud et de faire du Sahara une terre d’abondance. Le maïs jaune, symbole de cette mue, colore désormais l’horizon d’un espoir tangible.




